Que s’est-il passé un 30 juin ?

30 juin 2012 – Fin du Minitel

Après trente années d’existence, la fin du Minitel est programmée le 30 juin 2012. Donnant accès à de nombreux services pratiques et informatifs par le biais du service français Vidéotex, le Minitel est considéré aujourd’hui comme le précurseur d’Internet.
C’est l’occasion de revenir sur l’histoire de cette « petite boîte française » unique au monde, qui a marqué l’industrie des télécommunications et a sensibilisé la société française au numérique.

Projet Télétel :

L’histoire du Minitel débute dès la fin des années 1970, lorsque le président français Valéry Giscard-d’Estaing commande un rapport sur l’informatisation de la société. Ce rapport donne alors naissance au projet « Télétel » qui a pour but de développer le réseau téléphonique français mais aussi de transformer technologiquement le pays, en retard par rapport aux autres pays développés en matière de technologies de l’information et de la communication. Grâce à de nombreux investissements publics, les recherches pour concevoir un terminal capable de transmettre le premier annuaire électronique national, vont permettre de mettre en œuvre le projet Télétel en seulement quatre ans.

Les débuts du Minitel : 

braqueur-vol-MinitelConstitué d’un écran rappelant celui d’une télévision et d’un clavier de type AZERTY, le Minitel fonctionne grâce au réseau Transpac, un réseau homogène et centralisé. Ce n’est qu’en 1982 qu’est lancé le Minitel. Celui-ci proposait alors aux utilisateurs de nombreux services pratiques, ludiques comme professionnels comme les horaires de transports, les jeux, les transactions bancaires ou données professionnelles ou encore la météo. Il permettait aussi d’avoir accès à des services informatifs comme l’annuaire, la presse ou les petites annonces. Les messageries « conviviales »  ont également connu un véritable succès (le Minitel rose).  

En quelques années, le Minitel devient une partie intégrante du quotidien de millions de français. On situe son âge d’or aux alentours des années 1993-1996 lorsqu’il comptabilise près de quatorze millions d’utilisateurs en 1993 soit 20% des foyers équipés. En 2010, selon le groupe France Télécom/Orange, deux millions de personnes utilisaient encore le Minitel alors qu’ils étaient dix fois plus en 1995.

Le déclin, concurrence avec Internet :

L’émergence et le développement accru d’Internet à la fin des années 1990, provoquera le déclin perpétuel du Minitel. En effet, bien que le Minitel fut la première base de données accessibles au public, il a de nombreuses limites dont celle de n’être ni capable d’analyser ni de stocker des informations. L’ordinateur – avec Internet – offre ce que le Minitel ne peut proposer, c’est-à-dire effectuer des recherches sans avoir besoin de se connecter aux services affiliés d’un système. De plus, le Minitel devient très vite ringard, démodé et incapable de suivre le rythme des usages numériques. L’évolution torrentielle des outils numériques ainsi que le développement extraordinaire des réseaux enterrent alors le Minitel dans le passé.

La « boîte beige », fierté française des années 80 tire sa révérence le 30 juin 2012 lorsque le groupe France Télécom/Orange décide d’arrêter son exploitation et de fermer son service pour cause de décroissance perpétuelle des usages et déclin confirmé depuis plusieurs années. Notons cependant que le Minitel aura été la première cause de la difficile implantation d’Internet au début de ce siècle. 

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About KevinV

Étudiant en licence information-communication, j'ai la volonté de devenir journaliste web. Indéniablement liée, je garde un oeil sur l'actualité d'aujourd'hui et sur celle d'hier.

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