Que s’est-il passé un 23 août ?

23 août 1945 – Décret 9898cc du Comité d’État de Défense de l’URSS
(prisonniers de guerre japonais)

Environ 500 000 prisonniers de guerre japonais furent internés en Union soviétique peu après la reddition de l’Empire du Japon le 15 août 1945. Alors que les Alliés occidentaux libérèrent une majeure partie des prisonniers japonais, l’URSS garda les siens beaucoup plus longtemps afin de les employer comme main-d’œuvre. C’est par le décret 9898cc du Comité d’État de Défense de l’URSS intitulé « Sur la réception, l’hébergement et le travail des prisonniers de guerre japonais » qu’est régie la captivité des détenus nippons après la Seconde Guerre mondiale.
C’est l’occasion de s’intéresser à ce décret et aux rapports entre les détenus et les Soviétiques.

Détention durable :

Carte de l'Asie de l'Est et du nord de l'Océanie représentant les conquêtes territoriales de l'Empire du Japon (en bleu). Cette carte montre ainsi que le Japon "possédait" une partie de la Chine : la Mandchourie. (Wikipédia Commons)
Carte de l’Asie de l’Est et du nord de l’Océanie représentant les conquêtes territoriales de l’Empire du Japon (en bleu). Cette carte montre ainsi que le Japon « possédait » une partie de la Chine : la Mandchourie. (Wikipédia Commons)

En quatre ans, les Alliés occidentaux firent près de 35 000 prisonniers japonais. La capitulation du Japon marqua la fin de la Seconde Guerre mondiale et fit libérer un bon nombre d’entre eux. Seule l’Union soviétique retenait encore plusieurs centaines de milliers de prisonniers de guerre japonais après 1945. Ces derniers furent notamment capturés lors de l’invasion soviétique dans le Mandchourie japonais mais également après la capitulation du Japon.

Captivité des prisonniers de guerres nippons :

Prisonnier de guerre japonais détenus aux États-Unis. (ootage.framepool.com)
Prisonnier de guerre japonais détenus aux États-Unis. (ootage.framepool.com)

En 1946, on comptabilisait près de 500 000 prisonniers de guerre japonais détenus dans les 49 camps de travail. Ils étaient répartis dans les régions au sud de la Sibérie et dans certaines républiques soviétiques. Le 23 août est donc émis le décret numéro 9898cc par le Comité d’État de Défense de l’URSS qui régie la captivité des prisonniers de guerre japonais, leur réception, l’hébergement et leur travail.

200 000 prisonniers furent ainsi transférés dans l’Extrême-Orient russe afin de construire la voie ferrée « Baïkal Amour Magistral ».

Malgré tout, en 1948, l’URSS aura libéré plus de la moitié des japonais qu’elle détenait. Il semblerait que 1956 soit la dernière année où fut libérée les prisonniers de guerre japonais restants.

Mauvais traitements :

Certains témoignages révèlent l’endoctrinement idéologique soviétique qui fut imposé aux japonais lors de nombreuses « séances obligatoires d’étude de la démocratie ». Ils exposent également la brutalité des gardiens des camps, le climat rude, les conditions de vie difficiles etc.

About KevinV

Étudiant en licence information-communication, j'ai la volonté de devenir journaliste web. Indéniablement liée, je garde un oeil sur l'actualité d'aujourd'hui et sur celle d'hier.

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